Gimel les Cascades - En corrèze
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Histoire

Les Ligueurs

Un siècle plus tard, la maison de GIMEL s’illustre au travers du baron François de GIMEL, un des chefs ligueurs du Limousin qui semait le trouble et le désordre dans toute la région.

Les troupes royales alliées à la milice tulloise et à des paysans armés font le siège du château de Gimel qui fut long, pénible et coûteux ; le baron est contraint à capituler la nuit de Noël 1594, la famine étant venu à bout de la résistance gimeloise. Mais des bandes de ligueurs reprennent Gimel au cours de l’année suivante. Il fallut entreprendre une nouvelle campagne et après de vigoureuses attaques, le château retomba au pouvoir des assiégeants (1595). Pour éviter un retour offensif du baron de Gimel et de sa soldatesque, les consuls de Tulle ordonnèrent la démolition, pierre par pierre, de ce repaire détesté (c’est ainsi que le château bas fut entièrement rasé). Toutefois, François de GIMEL fut pardonné par le roi Henri IV et reçut des subsides en dédommagement des destructions subies.

Sa fille Gaspare mariée en 1600 à Antoine de LAVAUR, fut son héritière. Puis les possessions des GIMEL échurent à leur fille unique Mathilde de LAVAUR, unie en 1626 à François de LENTILHAC. C’est ainsi que la baronnie de Gimel passa dans cette famille qui progressivement abandonna Gimel, lui préférant le domaine de Sédières à Clergoux.

Jusqu’à la Révolution, Gimel ou Saint-Pardoux-de-Gimel, comme il était communément appelé, était une paroisse du diocèse de Limoges. Siège d’un archiprêtré qui avait autorité sur 37 paroisses (55 paroisses avant la création du diocèse de Tulle en 1317), elle disposait de deux paroisses annexes : Saint-Etienne-de-Gimel et Saint-Priest-de-Gimel (les paroisses de St Pardoux de Gimel et de St Etienne de Gimel seront réunis en 1790 pour former la commune de Gimel). L’archiprêtre était assisté de deux vicaires congruistes desservant les deux paroisses. Ces deux annexes étaient communément appelées paroisses. Primitivement, ces deux églises étaient sans doute paroissiales mais dès le XIVème siècle, il semble qu’elles ne soient données que comme annexes de Saint-Pardoux ; c’est d’ailleurs en cette simple qualité de succursales que les enregistre Nadaud en 1630 dans son pouillé. Ces deux paroisses annexes avaient cependant rang de paroisses collectes, tout comme Saint-Pardoux, sur le plan financier et administratif, comme l’attestent divers documents et notamment les rôles d’impôts ; elles appartenaient toutes les trois à l’Election de Tulle et à la Généralité de Limoges. Sur le plan judiciaire, elles dépendaient de la Sénéchaussée de Tulle, et à l’échelon supérieur du Parlement de Bordeaux. Une juridiction seigneuriale était établie à Gimel et une autre à Saint-Priest-de-Gimel ; le personnel de ces deux juridictions (parfois confondues) se recrutait principalement parmi les petits bourgeois et les riches laboureurs de ces lieux.